Exposition : "Entre cadavre et bagatelle"
Madeleine Millot-Durrenberger est une collectionneuse rêvée. Elle acquiert des œuvres comme d’autres tombent amoureux par coup de foudre, jamais par calcul. Aucune considération de spéculation financière, aucun soucis de représentativité historique ou d’exhaustivité. Madeleine a constitué une collection comme on vit pleinement une existence faite de rencontres et de passion.
à l’opposé de cette expérience, l’on a pu assister ces dix dernières années dans notre pays à un déchaînement de violences face aux œuvres présentées notamment aux photographies. Tantôt par inculture tantôt par fronde communautaire, des individus institutionnels ou non s’arroge à nouveau le droit de censurer des œuvres. La collection elle-même n’échappe pas à ce regrettable état de fait historique puisque certaines images semblent vouées aux gémonies des extrémistes ou à l’enfer de la trop grande prudence des commissaires qui préfèrent ne plus les montrer. L’auto-censure comme forme aiguë de la censure…
Aussi l’I.S.B.A. en charge de la formation de jeunes créateurs s’est-elle faite un devoir de travailler avec la collectionneuse à la présentation d’œuvres qui courent aujourd’hui le risque de vous être interdites. De quel droit et qui donc pourrait-il décider de ne pas vous montrer telle ou telle photographie, c’est précisément à cette question que l’on tentera de répondre lors de la table ronde du 6 février. Quant à l’exposition, elle ne manifeste que notre désir de vous laisser, vous spectateur, les seuls juges de ce que vous voulez voir sans jamais oser « préjuger » de votre opinion comme si vous étiez des enfants privés de toute parole.
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Evénement(s) Table Ronde "Censure"
Entre cadavre et bagatelle
Structure(s) Institut Supérieur des Beaux Arts de Besançon/Franche-Comté (ISBA)





