Bernard Plossu : les voyages mexicains

Communiqué
Publié le 30/12/2011 - 18:21


L’ouvrage mythique de Bernard Plossu  Le Voyage mexicain, édité par les éditions Contrejour provoque, dès sa parution en 1979 un véritable  retentissement dans le monde de la photographie avant de devenir emblématique de la génération Beatnik. L’exposition au Musée des Beaux-Arts et d’Archéologie de Besançon présente 220 photographies du voyage mexicain (1965-1966) et  une centaine d’images inédites du retour à Mexico en 1970.

 

Photographe vierge de toute formation photographique, spectateur assidu de la cinémathèque de Paris entre 1962 et 1965, fils de la Nouvelle vague, Bernard Plossu saisit avec son appareil des scènes de rue, des personnages au gré de ses vagabondages, s’attachant parfois à un objet abandonné, à un lieu désert, parfois au désert lui-même. 

En 1965, Bernard Plossu débarque au Mexique pour y rejoindre ses grands-parents. A Mexico, il fréquente pendant quelques mois les routards américains puis, durant deux années, il immortalise la route, le voyage, l’errance, la recherche des autres, les sensations de liberté. Ses images en noir et blanc, ou colorisées selon le procédé Fresson, sont à la fois empreintes de pudeur, de sensualité, d’émotion, de gaieté... La somme de photographies qu’il accumule alors fournira quinze années après la matière de son troisième livre,  Le Voyage mexicain (1979). Selon Claude Nori, créateur des Editions Contrejour, ce livre est devenu une « bible pour toute une génération ». 

Les photographies du retour à Mexico de Bernard Plossu en 1970 sont un  hommage au film de  Luis Bunuel  Los Olvidados. Cette série a été réalisée en immersion dans les banlieues pauvres de la capitale mexicaine. Bernard Plossu saisit la réalité de ces quartiers défavorisés et immortalise leur vie sociale. La centaine de photographies en noir et blanc présentées sont inédites à ce jour. 

A l’occasion de cette exposition, Le Voyage mexicain, l’intégrale (1965/66) est réédité avec de nombreuses photographies inédites et enrichi d’un deuxième volume  Le retour à Mexico (1970). Ces ouvrages dévoilent une liberté photographique totalement nouvelle à l’époque, une liberté de ton, une vision intime et poétique qui caractérisent l’artiste. Hervé Guibert écrivait à propos de Bernard Plossu « il se laisse aller à ses sensations, aux odeurs, aux musiques, à des choses qu’en principe la photographie laisse pour compte. »

 


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Evénement(s) Bernard Plossu : les voyages mexicains
Lieu Musée des Beaux-Arts et d'Archéologie